Ne laissez jamais un kendoka tomber dans un magasin
spécialisé, c’est nettement pire qu’un groupe de nana qui fait les soldes. Les
filles, elles, elles y vont pour le plaisir des yeux. Elles ne sont pas folles ;
elles n’achètent pas. Ou du moins, pas grand-chose. Le kendoka, lui, il achète.
Je sais pourtant bien qu’il faut que je tienne avec mes ¥60 000 jusqu’à la fin de la semaine, mais je
viens d’en claquer un peu plus de 25 000 (env. 250 €) chez Eikō Budōgu
ce matin. Après tout, c’est « le matériel d’arts martiaux de la gloire ».
Ça doit bien valoir le coup de dépenser ses sous là-bas, non ? Et puis, j’en
avais besoin, moi, de tous ces trucs :
·
2 shinai
taille 39 (premier prix hein, je roule pas sur l’or) ;
·
1 set bokutō
+ kodachi avec leurs tsuba pour les kata (on ne m’appelle pas
« Bokken-man » pour rien),
parce que j’ai perdu les miens l’été dernier dans le train (et, chose rare, ils
n’ont jamais été retrouvés) ;
·
1 sac de shinai
tout neuf avec une bandoulière (parce que sinon je n’ai que mon sac en toile de
Meiji, même si c’est la classe parce que c’est marqué Meiji Taidōren dessus et que c’est
celui de mon ancien professeur) ;
·
2 vestes de kendō-gi
de saison brodées à mon nom.
Et plein d’idées pour mes prochains achats !
Donc pour le reste de la semaine, ça sera riz, pur &
simple…
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